Kinshasa Chroniques

Pour la première fois, le miam (musée international des arts modestes) accueille à Sète en France des artistes du continent africain. Ils vivent et travaillent principalement à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

L’exposition Kinshasa Chroniques propose une approche de la capitale congolaise, troisième ville d’Afrique, née du regard d’artistes dont la pratique est ancrée dans une expérience intime de l’espace urbain.

Soixante-dix créateurs individus, binômes, collectifs y disent par la plastique, par le verbe, par le son, Kinshasa telle qu’elles et ils la voient, la vivent, la questionnent, l’imaginent, l’espèrent, la contestent. La focale est éminemment contemporaine, engagée : photographes, vidéastes, performeurs, slameurs, rappeurs, peintres, bédéistes, ils et elles sont presque tous nés après 1980. En cela, l’exposition fait écho à la démographie de Kinshasa, dont la très grande majorité des habitants a moins de quarante ans.

Sur fond de déambulation une traversée de Kinshasa qui mène les visiteurs de quartier en quartier, l’exposition s’articule autour de neuf chroniques. Ces chroniques peuvent être abordées comme on aborderait la ville elle-même, de manière linéaire ou, selon l’intérêt et l’envie de chacun, en faisant des sauts, des impasses, des allers et retours. Performance, sport, paraître, musique, capital, esprit, débrouille, futur, mémoire : si les thématiques sont diverses, elles n’ont pas pour autant l’objectif d’offrir une vision englobante de Kinshasa.

Avec ses quelque treize millions d’habitants, la vie à Kinshasa est souvent très dure. Il ne s’agit pas de faire l’impasse là-dessus. Mais de désespoir non plus il n’est pas question ici. Et pour cause. Les portraits-catastrophe de Kinshasa, et du Congo plus largement, que véhiculent les médias au « Nord » trouvent peu d’écho dans la production artistique de la ville. Infrastructure dévastée, chômage endémique, militarisation de l’espace, violence quotidienne ces sujets, ces obstacles, sont bien évidemment traités, mais aussi, et souvent simultanément, la poésie, l’espoir. Kinshasa, vue par ses artistes aujourd’hui, est un espace de possibles. C’est à ces possibles qu’est consacrée cette exposition.

AUTOUR DE L’EXPOSITION
VERNISSAGE
Mardi 23 octobre à 18h30

Une série d’évènements sera proposée pendant la durée de l’exposition, pour tout renseignement s’adresser au MIAM. Exposition coproduite par le Musée International des Arts Modestes et la Cité de l’architecture & du patrimoine. L’exposition sera présentée à la Cité de l’architecture & du patrimoine au printemps 2020.

Pour plus d’infos http://miam.org/fr/les-expositions-et-evenements/expositions-a-venir/article/kinshasa-chroniques


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