Gastineau MASSAMBA

Gastineau Massamba est artiste peintre, sculpteur et même tisserand. Se définissant lui-même comme un laborantin qui explore les matériaux, tourne autour des formes, des traits, il a choisi le fil, souvent noir, pour dessiner les ombres morbides de ses corps armés, décharnés, ces corps à la peau noire qui semble fondre sur ses tableaux.

Originaire du Congo Brazza, il est Né en 1973 à Poto-Poto. Initié à l‘art par son père, alors professeur à l’École Nationale des Beaux-Arts de Brazzaville il poursuit des cours au Centre d’Art de la Tsiémé à Talangaï, dirigé par RAemy Mongo Etsion. Aujourd’hui, il vit et travaille à Paris.

Gastineau Massamba a exposé son travail au Congo Brazza et à l’étranger. Il a participé entre autres à la Biennale de Dakar au Sénégal, en 2004, et la Biennale Internationale de Casablanca au Maroc en 2012. Toutefois, l’artiste se bat contre les catégories identitaires qui feraient de lui un artiste « africain » : « Parce que le travail, quand il est fait, n’a pas une identité africaine comme telle, à moins que ce soit dans les sujets abordés » insiste-til sur ce point.

Le tissage, base de ses oeuvres, est arrivé par accident, en 2002, “un jour où je me suis retrouvé avec une toile et un bout de fil tiré dessus. Ça m’a interpellé, je me suis demandé si je ne pourrais pas commencer à ne faire un travail que sur des fils, comme je sais coudre et tisser. J’ai commencé à travailler sur cette nouvelle technique, comme dans un laboratoire. Je suis en fait un laborantin, mais sans prétention ! Et puis, avec le fil et la couture, il y a ce contact très intime avec la main”, confie l’artiste.

Le tissage est aussi apparu à ses yeux comme (sic) « un acte écologiste, moins polluant que la peinture et les huiles », et si l’artiste accepte d’être un peu dans cet art de la récupération qu’on attribue, d’après lui, trop souvent aux artistes africains, il préfère se dire centré autour d’une démarche liée l’écologie ou à la politique de l’économie.

Artiste à découvrir en tout cas, et que l’on espère voir un jour exposer en RDC.


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