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Kunzo Azanga a donné vie à «Mwana Popi», une marque congolaise de poupées rendant compte de la diversité des femmes noires modernes, tendances et chiques.

Ma fille de 14 ans jouait avec une poupée Barbie, et j’avais constaté que les magasins de jouets en RDC proposaient presque exclusivement des poupées blanches. Pourtant, les petites filles doivent absolument disposer de jouets qui leur ressemblent.

Suite à ce constat, j’ai voulu donner vie à un jouet permettant l’identification des petites filles noires, le développement de leur confiance en soi et le goût de leur propre culture. En décembre 2020, je lance donc Mwana Popi et je m’assure que mes poupées incarnent des valeurs africaines à travers leur apparence. Les différentes collections représentent à la fois la tendance moderne et les cultures africaines avec des cheveux crépus, lisses ou tressés, des peaux foncées ou métissées et des tenues en pagne.

La styliste congolaise Krizzia a contribué à chacune des collections. De plus, chaque modèle de poupée porte un nom propre aux cultures des différentes régions du pays. Le lancement d’une figurine masculine est prévu très prochainement. La poupée se vend à travers le pays, et nous recevons énormément de demandes de l’étranger (essentiellement l’Europe et les États-Unis). Vous pouvez la commander sur les différentes plateformes de « Mwana Popi » (Instagram/Facebook/WhatsApp), mais nous négocions des partenariats avec plusieurs points de vente dans la ville de Kinshasa. Plus tard, nous continuerons à propager notre diffusion. La marque étant très jeune et ayant été lancée en décembre dernier, la distribution en dehors de Kinshasa reste un défi auquel nous réfléchissons beaucoup en ce moment. 

La poupée est assemblée, coiffée, habillée et emballée en RDC. En effet, à chaque fois que vous achèterez une Mwana Popi, vous offrirez du travail à un Congolais. Cependant, les pièces détachées de la poupée viennent d’ailleurs. À terme, nous envisageons de monter notre usine de poupée en RDC pour créer une industrie locale ainsi que davantage d’emplois. Achetez et partagez l’information sur Mwana Popi afin de promouvoir l’entrepreneuriat congolais.

 

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Passionnée par le dessin depuis son plus jeune âge,    Séraphine Mbeya Nawej Matemb est nommée à la tête de L’Institut de l’Académie des Beaux-Arts à Lubumbashi en 1998. Elle racontait «Le jour de ma nomination à la tête de l’Institut, j’étais à la fois heureuse et morte de peur. Le niveau de l’enseignement avait beaucoup régressé, le bâtiment était délabré... Il y avait tant à faire ! ». 

Sa vision et sa direction marqueront durablement presque une génération de jeunes artistes. Mais également ses collaborateurs. C’est bien une nouvelle vie qu’elle insuffla à cette auguste institution en révolutionnant la pédagogie: les professeurs et les élèves exposent ensemble, participent aux mêmes formations. C’est une révolution pour l’époque, Séraphine imagine  faire travailler ensemble les professeurs, les élèves, les artistes indépendants en atelier, toutes hiérarchies confondues. Elle multiplie aussi les modules de formation qui associent des artistes indépendants aux professeurs pour prolonger l’acquis des ateliers. Elle apportera son énergie créative en    permettant    à quelques artistes indépendants ou aux anciens élèves de tenir leurs ateliers au sein même de l’Académie, les encourageant  à trouver et exprimer leur propre créativité.   

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Séraphine Mbeya était une grande artiste. Qui n’avait pas alors, sans ses collections privées, à Kinshasa, Lubumbashi ou Bruxelles, au moins une oeuvre, un portrait de femme de l’artiste? Passionnée par les arts plastiques et par  le dessin, elle décida très jeune se destiner à une    carrière artistique. C’était sa vocation.  À quinze ans, elle entre comme élève aux Beaux-Arts. C’était    en 1975. Elle était exceptionnellement douée. En 1980, elle sera diplômée à la fin de ses études secondaires, puis naturellement elle s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts pour y suivre les cours. Son chemin était tout tracé vers le succès.  

Trois ans plus tard, Séraphine Mbeya deviendra la première femme du pays à obtenir le «graduat» en peinture. 

 Séraphine Mbeya a exposé en RD Congo, en Europe, et vendu de nombreuses toiles. Leur thème, qui ne cesse de nourrir et d’animer ses œuvres : la femme. 

 BUZZZ Magazine avec L’ASBL Dialogues ont souhaité lui rendre hommage en organisant avec ses proches et sa famille une exposition hommage le 12 septembre, afin que son souvenir reste vivant et vibrant.

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Nous avions rencontré la photographe Sarah Waiswa lors de son séjour en résidence à Lubumbashi chez l’ASBL Picha. Elle nous parlait de son travail photographique et de ses séries : ballet in Kibera, et Still a stranger, qui furent présentées à Rome, en Italie, en 2018. A l’occasion du dossier que nous préparons sur les personnes marginalisées du fait de leur couleur, Buzzz Magazine a souhaité rendre un hommage à cette grande artiste dont la série sur la posture existentielle des Albinos fut récompensée dans le monde entier.

Fabien Akonkwa Mweze est photographe. Il est né en janvier 1997 à Bukavu, en République Démocratique du Congo. Il s’intéresse à l’image depuis sa plus tendre enfance.

Il décide alors en 2010, de suivre une formation d’audiovisuel organisée par l’ONG allemande Difâm et la maison de communication 3TAMIS consistant à former des jeunes reporters travaillant sur un projet du RIO (Réseau d’Innovation Organisationnelle) /SudKivu qui traite des sujets interpelant la jeunesse. 

Après différents stages durant ses vacances dans sa ville natale, Fabien Akonkwa de prendre un autre chemin et de mettre la vidéo de côté pour se consacrer à sa passion d’enfance, la photographie. Il commence d’abord à s’auto former avec des tutoriels jusqu’en 2016, année durant laquelle il décide de se lancer en tant que photographe. C’est ainsi qu’il participe, en 2017, à un atelier de photo à Dakar au Sénégal sous  l’initiative d’Africalia. 

En 2018, il présente sa première exposition collective en RDC. Seuls l’engagement et la détermination pourraient concrétiser son rêve. 

Fabien s’intéresse principalement aux portraits et aux paysages. Il utilise la photographie pour montrer les choses du quotidien sous un angle nouveau. Dans les portraits par exemple, il aime mettre l’accent sur les détails des expressions faciales de ses sujets auxquels il ne prête pas forcément attention.

Buzzz Magazine l’a rencontré. Interview

Buzzz Magazine pouvez-vous vous présenter ? 

Fabien Akonkwa Mweze: je m’appelle Fabien    Akonkwa Mweze né à Bukavu en 1997, je suis photographe et chef du département photo chez Sighted Design, une entreprise de communication qu’on a montée mon frère et moi en 2015 à Bukavu.

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Qu’est-ce qui inspire votre travail de photographe ?

Le quotidien de la vie des jeunes en général, l’histoire de la RDC et du continent africain, les traditions, le langage oral comme les contes, les chansons, les proverbes, et ma communauté et celles que j’ai eu la chance de visiter, les personnes que j ‘ai rencontrées, leurs modes de vie, leur environnement, les paysages).

Vous semblez avoir un amour particulier pour les détails, tant dans vos photos commerciales que dans vos projets personnels, d’où cela vous vient-il ?

De l’idéologie de Sighted Design, « KISS (Keep it Simple & Smart) ».  Je compose mes images de manière sobre pour laisser au spectateur le temps d’interpréter la photo, de trouver le message qu’elle transmet et de profiter de chaque élément figurant dans la composition de l’image. 

Parlez-nous de votre projet « Leurres et Lueurs » d’où vous est venue l’idée ? 

Cette idée m’est venue des débats avec des collègues et amis sur les pistes de solution qui aideraient ce pays. On s’est rendu compte qu’une jeunesse consciente était indispensable à la réhabilitation du pays qui sombre et est victime depuis plus de 60ans. Du coup, je me suis dit que tout le monde devrait apporter sa pierre à l’édifice pour contribuer à la conscientisation de nos communautés ainsi qu’au changement de la façon de faire.

En tant que jeune congolais vivant et travaillant en RDC, comment voyezvous les 60 prochaines années pour le pays ?

Que pensez-vous de la jeunesse congolaise d’aujourd’hui ? Je sens qu’elles seront meilleures parce qu’il y a des jeunes qui ont commencé à s’investir dans le changement de la situation du pays chacun dans son secteur particulier. Je sais que la donne va changer et qu’on va réussir à créer un environnement sain pour nous et pour nos successeurs. Pour ce qu’il en est de la jeunesse congolaise d’aujourd’hui, il y a déjà quelque chose qui est en train de se passer. Elle est en train de se réveiller et se mettre au travail petit à petit.  L’effectif n’est pas encore suffisant, mais il est contagieux, et je souhaite que la contagion ne se stoppe pas, car elle est bénéfique pour le pays, la communauté, et pour les générations qui viennent après nous.   

Texte et interview par @Brigitte_mbaz pour Buzzz Magazine 

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Guerres, éruptions volcaniques, la paisible Goma a connu bien des turbulences… C’est dans cette ville que vit Moses Sawasawa, un jeune photo-journaliste qui raconte au travers de ses clichés le quotidien pas toujours facile des Gomatraciens. Son dernier projet en date « Kihu » tire la sonnette d’alarme sur la diffculté des habitants pour se procurer de l’eau potable. Un problème dans le combat des crises sanitaires comme Ebola ou encore le covid-19. La rédaction de Buzzz l’a contacté.

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