Chez Buzzz, nous sommes des gourmands! Nous sommes aussi des dénicheurs de talents et de pépites. Vous connaissez le «Caviar du Congo»? Non ? Suivez-nous…

Bonjour Clarisse. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Nous sommes « Mpose Ya Mboka », une structure évoluant à Kinshasa, dans la vente et livraison à domicile de vers de palmier, les larves de charançon d’Afrique ou « Rhynchophorus phoenicis » communément appelé « MPOSE » en RDC. C’est une grosse chenille blanche, qui se nourrit de palmiers. Très riche en protéines, en minéraux, en vitamines et en fibres, le Mpose est absolument délicieux et très apprécié dans nos recettes locales.

Votre « monde de l’après Covid », c’est quoi ? C’est un monde dans lequel nous serons tous dans l’impératif de relancer les activités de productions et de services qui ont souffert de cet impitoyable virus. Un monde dans lequel l’économie devra aussi davantage s’appuyer sur les productions locales pour se réamorcer.

Comment Mpose ya Mboka va contribuer à ce monde ?

Notre produit étant local et bio nous pensons y contribuer déjà. Nous sommes un exemple d’économie circulaire ! Pour relever l’énorme défi d’assurer la sécurité alimentaire de demain, il est impératif de trouver des sources alternatives et durables de protéines pour la consommation humaine. Les protéines des Mpose représentent une solution d’avenir. Et puis les véritables amateurs de Mpose se damneraient pour déguster les nôtres !

Propos recueillis par Junior Mugembe

Pour vos commandes +243 854 236 372 ou WhatsApp, Facebook ou Instagram @mposeyamboka

Logo Mpose

Dans la région de Goma, des torréfacteurs de café made in Congo font des merveilles. Kawa Kivu est une plateforme de producteurs congolais de café de spécialité réunis en coopératives dirigées par des agriculteurs dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. Les hautes terres volcaniques des bords du lac Kivu à l’est de la RD Congo accueillent un terroir de café renommé pour ses arômes généreux. La guerre civile quasi permanente qui dure depuis 20 ans n’est pas venue à bout de la vision commune des 11000 petits cultivateurs de la SOPACDI. Leur devise : le café, c’est notre futur. Et pour cause  : presque abandonnée, la culture du café a repris ses droits à force de conviction, d’appuis techniques et du soutien de plusieurs entreprises engagées dans le commerce équitable en Europe. Aujourd’hui;    le café originaire du Kivu a acquis une renommée internationale. 

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Voici encore un bel exemple de réussite congolaise en matière d’économie circulaire. Localisé sur les rives du lac Kivu, ce café issu du commerce équitable et de l’agriculture biologique est cultivé de 1450 à 2000 m d’altitude. Il présente un bel équilibre entre corps et acidité.  En termes de dégustation, le Kawa kivu  est un café aromatique,  doux avec des notes de fruits jaunes et de noix. Le café se décline en cinq délicieuses saveurs et forces pour mieux répondre à vos exigences goût.

•Sabyinyo - Floral | Caramel | Chocolat - Léger •Nyiragongo - Floral | Caramel | Chocolat | Thé - Moyen •Nyamulagira - Noisette | Épicé | Chocolat noir - Noir •Karisimbi - Floral | Céréales | Chocolat - Moyen •Mikeno - épicé | Chocolat noir - noir

L’économie circulaire vise, entre autres, à changer nos comportements en limitant le gaspillage des ressources et l’impact environnemental. Il s’agit d’un nouveau modèle économique, qui s’inscrit dans le développement durable. L’économie circulaire vise en cela à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement, tout en privilégiant le bien-être des individus. L’économie circulaire nous interpelle tous, car sa mise en œuvre dépend de chacun d’entre nous. Alors produisons et consommons Congolais ! Buzzz Magazine a procédé à un inventaire de quelques initiatives nationales qui apportent la preuve de notre créativité, énergie et volonté de transformer nos quotidiens et notre pays.

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JUMANA EL MASRI MANAGER DU FARMER’S MARKET

Buzzz Magazine : Bonjour Jumana, peux tu te présenter à nos lecteurs ?

Jumana El Masri : je m’appelle Jumana Masri, je suis arrivée au Congo il y a une bonne vingtaine d’années, aujourd’hui, je travaille dans un restaurant : le Farmer Market à Luano-City. C’est ce qui m’a permis aujourd’hui de me lancer dans un super projet, qui est de promouvoir le secteur agricole avec mes moyens pour soutenir les agriculteurs du Congo.

Et ton « monde d’après » ?

Pour moi le monde d’après c’est d’abord de s’investir pour le développement de notre pays, car nous avons tellement des choses à réaliser. On est encore en train de toujours chercher à côté pour voir ce qui est fait à l’étranger, pendant que chez nous on peut accomplir d’énormes projets. C’est pour ça que je m’implique pour aider les producteurs locaux, les agriculteurs, parce que notre terre est magnifique, comme le climat. On a envie qu’aujourd’hui les Congolais se disent « qu’en fait chez nous, c’est magnifique, ne partez pas ailleurs, revenez et faites vivre ce pays qui a une richesse incroyable ». Donc pour moi le monde d’après c’est une formule à conjuguer au présent, c’est maintenant! Et c’est me focaliser sur l’endroit où je vis et découvrir ce qui il y a autour de moi au lieu d’aller voir trop loin.

Comment comptes-tu contribuer à ce monde ?

Déjà, aider dans le social via ce petit marché, le marché du week-end chaque samedi à Luano-City au Farmer Market ; je voudrais justement montrer aux gens qu’il est possible d’accomplir de grandes choses comme ce marché, vendre nos produits made in Congo. J’y ai moimême découvert des produits que je n’avais jamais goutés, jamais vus et pourtant juste à côté de moi. Je me suis réveillée avec l’envie de voyager dans le Congo pour aller visiter Goma, aller voir le café, le chocolat, aller à Moanda, et voir ce qui se passe par là, pour essayer de rapporter tout ça au Katanga.

Parle-nous de la manière dont fonctionne le marché du week-end

L’objectif est de réunir les agriculteurs, mais aussi ceux qui ont des terrains, mais qui n’ont pas des compétences agricoles. J’ai rencontré des gens qui me disent qu’ils ont une grande ferme, mais ils ne savent pas comment s’y prendre.

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Les agriculteurs arrivent le matin, ils posent leurs produits, ils les vendent; mais on a aussi une partie pour les commerçants où les gens viennent avec des semences.

Mon message à vos lecteurs c’est que, le fait de consommer local, c’est ce qui permet justement aux fermiers et aux agriculteurs d’utiliser moins de pesticides et moins de produits, parce que la vente devient régulière. Donc le fermier, l’agriculteur récolte, vend et replante. Et si on continue à acheter de l’importé, alors on tue un agriculteur. C’est au fait cela mon grand projet.

Je vous attends au Petit Marché du Week-End, chaque samedi de 11heures à 16heures au Farmers Market à LuanoCity ainsi que tous les agriculteurs et les commerçants qui sont en lien avec l’agriculture. Il suffit de se présenter à 9 heures, il n’y a pas de système d’inscription ; on vous donne la table, le stand pour exposer vos produits et nous on se charge de vous amener les visiteurs.

C’est juste les produits agricoles ? Bien qu’on essaye de rester dans le local, il y a certains artisans qui viennent avec tout ce qui est pagne. Donc tout ce qui est déco fabriquée à l’extérieur n’a pas de place au marché.

logo Marché du weekend 

CONTACT : +243 848 40 88 88 1 route de l’aéroport / Lubumbashi.

 

Fatima est basée à Kinshasa. Elle est organisatrice évènementielle et conseillère en voyages de luxe. Créative et audacieuse, elle est passionnée par la mode, les expositions et la photographie.

Bonjour Fatima, pourriez-vous vous présenter ?

J’ai mis en place un partenariat avec une agence évènementielle en Afrique du Sud. Je suis leur représentante en RDC. Je suis aussi consultante chez MWRlife, qui fait du marketing de réseau pour des séjours haut de gamme à l’international. Quel est votre rôle dans l’agence ? Je fais l’élaboration des rétroplannings pour l’ensemble des prestataires et des clients. Je m’occupe de la coordination de tous les salons professionnels, conférences, cérémonies et mariages.

De quoi est fait pour vous « le monde d’après » ?

J’estime que la numérisation de notre environnement va s’accélérer dans tous les domaines, mais surtout dans la mode avec • les initiatives de Phygital (contraction des termes « Physique » et « Digital ») pour intégrer le digital aux points de vente physiques : utilisation des tablettes, du paiement sans contact ou encore des lunettes connectées, • l’e-commerce qui va devenir une pratique de plus en plus familière, • des défilés d’un nouveau type parfois sans podium et sans mannequins avec des vêtements en 3D qui seront présentés sur des pistes virtuelles.

Comment espérez-vous contribuer à ce « monde d’après » ?

Actuellement en Mastère Fashion Business à l’EIDM à Paris, je souhaite donner une impulsion nouvelle à l’industrie du luxe en Afrique en la rendant accessible au plus grand nombre et redonner aux designers congolais la place qu’ils méritent dans l’univers de la mode.

www.theeventplanners.co.za/wedding-andevent-planners www.mwrlife.com

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Qui se souvient encore du monde d’avant? Celui où on s’embrassait sans complexes, on se tombait dans les bras, on sautait dans un avion en contribuant à dégrader la planète avec les émissions carbone de nos voyages du bout de la Terre. Je suis défenseuse de l’environnement et j’achetais du Makala sur le bord des routes. La liste est longue, je vais vous faire la démonstration que nous avons tout entre nos mains : les idées, les initiatives, les énergies et la volonté de faire de notre pays une grande nation d’entrepreneurs, de créateurs d’espoirs et de solidarité.

Ici au Congo, le « monde d’après » peut s’incarner dans une économie circulaire qui nous reliera les uns aux autres, soutiendra nos producteurs locaux et stimulera l’agriculture de la province, en boostant une image enfin positive de notre pays. J’espère que 61 ans après, nous, les maîtres du temps et artisans du changement, nous conjuguerons au passé ce « monde d’avant ». Allez, viens, je t’emmène dans « Le Monde d’après » !

RÉSEAUX SOCIAUX

Mon monde d’avant Je divisais les réseaux sociaux en deux catégories. Un média pour les malveillants qui l’utilisent pour profaner toutes les abominations qu’ils n’auraient jamais le courage de dire « face à face ». Un média pour ceux qui imaginent que les photos de leurs assiettes de foufou ou de mitchopo captivent la toile.

Ce que la pandémie m’a appris

J’ai réalisé que les réseaux sociaux sont surtout utiles pour rester connectés à mes proches à travers la planète, mais surtout à l’actualité forte comme le #BlackLivesMatter.

Mon monde d’après

Pendant cinq mois où nous étions en mode « état d’urgence », j’ai compris que les réseaux sociaux pouvaient surtout servir à nous mobiliser pour une société plus juste et plus bienveillante. J’ai appris à faire le tri entre info et infox et j’essaye de couper ce cordon ombilical qui me relie à mon iPhone… pour revenir aux fondamentaux d’un monde plus réel.

VIE SOCIALE

Mon monde d’avant

J’embrassais n’importe qui, n’importe quand. On se sautait dans les bras, on buvait dans la même bouteille en PET.

Ce que la pandémie m’a appris

J’ai découvert que mon inconscience ou mon égoïsme peut être dangereux pour l’Autre. Je fais attention à ce et ceux qui peut me rendre malade.

Mon monde d’après

J’ai appris à mettre davantage l’Autre au cœur de mes préoccupations. Même avec mes parents ou mes enfants, je me suis résolue à renoncer aux effusions superflues, à adopter le masque comme nouvel accessoire de style.

MES DÉPLACEMENTS

Mon monde d’avant

Mon plus grand kiff : sauter dans un avion pour un week-end à plus de 2 000 kilomètres de mon lieu d’habitation. Loin de l’idée de découvrir de nouveaux pays, faire de belles rencontres, je confesse l’ivresse que me procurait par anticipation l’achat en duty free de cosmétiques enrichis en pétrole, des cigarettes qui polluent pour pas cher mes poumons, des tee-shirts pas franchement fabriqués à côté de l’aéroport…

Ce que la pandémie m’a appris

Les allers-retours professionnels à Bruxelles de deux jours et le bout du monde en famille en low cost : c’est fini ! L’immobilité n’est pas le vide et les plus beaux voyages que nous ayons à faire sont sans aucun doute, ceux qui nous permettent de découvrir notre propre pays et… d’arpenter notre monde intérieur.

Mon monde d’après

Si la réalité de mon monde intérieur ne m’a pas tout à fait convaincue… La réalité de la relation virtuelle by Zoom avec mes problèmes de connexion a fait progresser mon niveau d’Anglais « Sorry, did you turn the micro on? We can’t hear you… ».

J’ai pris une grande résolution. Je commence à goûter ma sédentarité dans l’instant présent et de la proximité de ceux à qui je tiens. Je vais limiter mes déplacements en avion pour limiter mon impact sur ma planète.

MA BOULIMIE DE CONSOMMATION

Mon monde d’avant

Je mangeais de la viande tous les jours. Je buvais, du vin, du whisky, des sucrés en bouteille plastique. La bouteille ? Sans vergogne, direct dans le caniveau ! Je me chauffais et je cuisinais à la braise. Le goût est tellement différent, lorsqu’on s’intoxique au CO2 ! Et surtout, j’achetais des vêtements « moins » chers pour pouvoir économiser.

Ce que la pandémie m’a appris

Je savais que la santé c’est important. Mais le nombre de morts dus à ce Covid-19 m’a fait comprendre une chose importante. Oui, ce virus est directement lié à la mondialisation. Sans les trafics d’animaux sauvages sur les marchés de Wuhan, il n’y aurait pas eu de Covid ! Alors WAKE UP ! Il ne suffit plus de dire « demain, j’arrête la viande de brousse ». Demain, c’est déjà trop tard, on le fait aujourd’hui ! Et pour les vêtements, c’est pareil : plus ils viennent de loin, plus ils polluent et plus ça tue le tailleur de Kinshasa.

Mon monde d’après

BACK TO THE ROOTS! Je prends l’autre grande décision de 2020 en essayant de réduire ma consommation d’aliments et de vêtements qui ont voyagé plus de 200 kilomètres. Mais surtout, j’achète soit du gaz soit du MAKALA VERT fabriqué à base de déchets organiques. Le changement c’est maintenant !

BEAUTÉ

Mon monde d’avant

Je me lissais les cheveux, je me maquillais tous les jours et je dépensais des fortunes en faux produits de beauté dont les éclaircissants. Ce que la pandémie m’a appris Durant le « confinement », 90 % des femmes ont allégé le poids de l’apparence physique. Dans le monde, nombreuses sont les femmes qui ont abandonné leur soutiengorge. Les coiffeurs ont vu leurs clients renouer avec le style « nappy », femmes et hommes confondus. Les ventes de produits de beauté ont baissé pour des soins plus naturels.

À la rédaction de Buzzz Magazine, nous les Buzzzettes, on a essayé de passer toute une journée les poumons en liberté, en tapettes et sans maquillage. On vous le confirme, ce fut la journée la plus longue de notre vie, mais également l’une des plus riches en enseignement.

Mon monde d’après

Chez Buzzz, on va droit au but : nous revendiquons pour nous les femmes, leur liberté de s’opposer à tout ce qui ne les met pas en accord avec elles- mêmes. Nous revendiquons pour nous les femmes, leur liberté de s’opposer à tout ce qui ne les mets pas en accord avec elles-mêmes.

STYLE & FASHION

Mon monde d’avant

J’achetais tout ce qui sortait dans les magazines sans discernement, je dédiais des pièces entières à des kilomètres de rangées de chaussures que je ne portais jamais.

Ce que la pandémie m’a appris

En m’intéressant à mon monde d’après, j’ai appris qu’il y a des marques qui dédient des espaces au recyclage des vêtements et des chaussures.

Mon monde d’après

Je remets mes chaussures de sport ! J’achète des souliers issus du recyclage comme la marque Veja qui fait du neuf avec du vieux, en veillant aux matières premières de ses chaussures. Saviez-vous que la semelle de leurs baskets est composée de 20 % d’écorce de riz et de 22 % de caoutchouc naturel de l’hévéa ?

 

Bonne route vers notre Nouveau Monde ! Les #Buzzzettes de la rédaction

 

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