Nous l’avons repéré sur les réseaux sociaux et sommes tombés accro de son clip « Tualler », réalisé et produit par l’artiste à Lubumbashi. Le parcours et la détermination de cet artiste indépendant forcent le respect.

BUZZZ MAGAZINE a voulu lui assurer une promotion en lui donnant cette Une. Il s’agit de Vesspecial, et il officie à la fois comme compositeur, producteur et chanteur. Nous l’avons rencontré et il a répondu à nos questions.

Pourquoi avez-vous choisi de vous appeler Vesspecial ? Accepteriez-vous de révéler votre vrai nom aux lecteurs de Buzzz Magazine ?
Au départ, je me nomme Vegas KATENDE OYI, Vespecial. J’ai juste enlevé le GA pour garder VES, en clin d’œil à la ville de Las Vegas. Enfin, petit, on m’appelait Spécial. Il paraît que je faisais des choses qui sortaient de l’ordinaire.

Parlez-nous de la musique que vous produisez ?

Pour le moment, je produis de la musique Afro. Notre musique commence à prendre sa place sur un plan international, et je traite de thèmes importants comme l’éducation, mais en en chantant.

Vous ressemblez à un homme-orchestre. Vous écrivez, vous composez, vous réalisez vos clips... Comment en êtes-vous arrivé là ?

Depuis très jeune, je fais de la musique. D’abord, je créais des sons pour les églises, je me produisais dans des manifestations, puis j’ai commencé à enregistrer. De 2006 à 2016, je suis parti en Chine pour étudier la musique. Cette expérience m’a permis de découvrir le talent qui dormait en moi. Cela m’a donné confiance et cette confiance m’a permis de commencer à composer mes propres chansons. Je parlais mieux le mandarin que le lingala, il a fallu que je travaille beaucoup pour être crédible dans cette langue. J’écris, je chante, je produis ma musique et j’enregistre dans mon propre studio. Je réalise également des clips. En toute modestie, je crois être quelqu’un d’inspiré et de travailleur, tout cela me donne l’aptitude nécessaire pour combiner tous ces métiers.

Quels défis se présentent-ils à vous en tant qu’artiste indépendant ?

En tant qu’artiste indépendant, on doit gérer beaucoup de difficultés. On peut déjà parler des moyens nécessaires à la mise en œuvre des projets. Il suffit d’un caillou dans les mécanismes et tout peut ralentir voire s’arrêter. Pour un artiste qui a signé avec une maison de production ou un label, ce doit être plus simple. Voilà le grand défi que je rencontre, trouver le financement pour la mise en action des projets, assurer ensuite la promotion de l’œuvre, etc.

De votre premier clip vidéo « elle aime bouger « à la musique que vous produisez maintenant, en quoi votre travail a-t-il changé ?

Oui, il y a vraiment une évolution, on a progressé, on a évolué dans la manière de faire les choses. Le feedback de nos fans est très encourageant, et la réalisation de nos clips diffère vraiment. Comparé au départ, on s’est clairement professionnalisé.

On a cru comprendre que vous alliez bientôt sortir un EP. À quoi peut-on s’attendre ?

En effet ! Vous êtes bien renseignés ! L’EP devait sortir au début de l’année, mais la période trouble que nous traversons l’en a empêché. Nous le dévoilerons finalement au mois de décembre. Il contient six morceaux et s’appelle « To Many Things », (TMT), et j’y brasse beaucoup de sujets divers. Soyez patients ! On arrive ! D’ici là, les followers sur les réseaux sociaux auront déjà découvert mon nouveau clip « Pamba », sorti au mois de novembre.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer ?

Oui, il y a beaucoup d’artistes avec qui j’aimerais bien collaborer. Je rêve d’abord d’un duo avec une star comme Lokua Kanza, dont l’univers m’inspire beaucoup, et tant d’autres. Localement, j’ai travaillé avec Pson, avec M Joe.

Quel conseil prodigueriez-vous pour finir aux jeunes musiciens congolais qui veulent suivre vos traces en se lançant dans une carrière d’artistes indépendants ?

Je leur conseille de travailler d’arrache-pied et de peaufiner le contenu de leurs chansons. Il ne faut pas faire de la musique pour faire de la musique. En tant qu’artiste, on a une responsabilité, et le message véhiculé dans nos chansons doit s’avérer bien cadré, bien étudié, et bien pensé. Pour finir, il faut persévérer dans cesse avoir confiance en notre musique, ne pas s’éloigner de notre culture. Rester confiants.

TUALLER Disponible sur ITUNES et toutes les plateformes de téléchargement

Réseaux sociaux YouTube VESSPECIAL OFFICIAL

Interview réalisé par Buzzz Magazine

Feature

On lui doit « Bumbafu Wako », « Be ma wife » ou « Stone Cold Madjozi ».  Serein et décontracté, il transmet une bonne humeur souvent contagieuse à travers ses morceaux. Vous avez trouvé de qui on parle. De DJ Khalisto, bien sûr ! Qui d’autre  ?! Rencontre.

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur vous ?

Je cumule les activités d’artiste musicien, de DJ, et de producteur. En plus, j’ai fondé le Studio MONSON. En 2006, j’ai diffusé mon premier single « My Life and My Dream ». Un an plus tard, j’ai pu me faire connaître au festival Nzenze à la Halle de l’Étoile.

En 2008, j’ai sorti un single intitulé « Showtime », qui a connu un certain engouement auprès du public lushois. La même année, j’ai poursuivi mes études secondaires en Afrique du Sud. 

En accord avec ma passion, j’ai entrepris des études de « Audio & Video Technology », tout en continuant, en parallèle, à produire et créer mes morceaux. 

Comment as-tu décidé de te consacrer pleinement à la musique ?

En 2019, j’ai été invité à la Première édition de la « Congo Biennale » à Kinshasa. Ensuite, lors de mon retour à Lubumbashi, j’ai eu la chance de collaborer avec des artistes talentueux qui m’ont très chaleureusement accueilli. Cela m’a rendu enthousiaste sur le potentiel de l’industrie locale.  

Et ton studio ?

« MONSON Studio » en août 2020 et, depuis lors, j’y ai travaillé avec différents artistes sur divers projets. Le studio ouvre ses portes à tous les créatifs qui ont envie de promouvoir l’expression libre.

Quel objectif voulez-vous atteindre en priorité ?

Je compte faire partie des artistes congolais qui confèrent une dimension globale à notre musique locale. 

 

Interview réalisée par Jocelyn Ndombi pour Buzzz Magazine.

 

Quand c’est Dj L-Fi qui met le feu à votre fête, sachez que vous ne quitterez pas la piste de danse. Cette jeune femme talentueuse, également connue sous le nom d’Elfi Ngnazo, est passée d’un diplôme de marketing à la poursuite de son rêve dans les domaines des arts, de la mode et de la danse en Afrique du Sud, où elle a imposé son nom dans l’industrie de la musique.

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 Dans son entourage, que des artistes musicaux et du showbiz. Ils ont contribué à susciter une passion pour la musique lui donnant plus d’envie d’apprendre et d’améliorer ses compétences de DJ grâce à son cousin qui était son mentor à l’époque.  C’est au moment où elle a commencé à utiliser le logiciel Virtuel DJ juste pour promouvoir ses fêtes privées et ses mariages qu’elle a remarqué qu’elle pouvait en faire une carrière. Quand L-Fi est revenue dans le pays en 2015, elle était la seule femme DJ de Lubumbashi, où elle a dû surmonter bien des aprioris et s’imposer dans une industrie dominée par les hommes, ce qui a fait d’elle l’une des femmes DJ les plus respectées de la capitale du Haut-Katanga. Aujourd’hui, elle réalise également son rêve dans l’industrie du mannequinat et, aussi peu conventionnel que cela puisse paraître pour une jeune Congolaise, elle bénéficie du soutien total de sa famille. «Ma famille m’a toujours soutenue depuis le mannequinat, ils m’ont toujours soutenue dans mes choix, ils me disent souvent que la femme est libre de ses choix et surtout de faire ce qu’elle aime et c’est la raison pour laquelle je me suis lancée, car la musique est une de mes passions, comme la mode et le mannequinat ». Interview par Buzzz Magazine.

«  Il y en a certains qui se demandent comment j’arrive à travailler avec mes longs ongles. »

Buzzz Magazine : Quels sont les défis que vous devez surmonter en tant que femme DJ ?  Dj L-Fi : le premier défi a été de faire accepter l’idée que lorsque je joue, le DJ qui mixe peut être un homme ou une femme. Il ne s’agit pas, quand on parle de performance de savoir si un homme et plus valable qu’une femme ou l’inverse. La musique n’a pas de sexe. À vrai dire, la plupart des gens sont troublés par le fait que je sois une femme DJ et cela contribue certainement à leur faire écouter mon son différemment. Le deuxième défi est  de travailler pour perfectionner ma musique au-delà de tout jugement et critique. Les gens ne comprennent pas l’importance d’être un DJ. Nous créons l’ambiance de chaque événement avec tous les effets de lumière, la musique, etc. Le reste comme la nourriture et les divertissements peuvent ne pas être appréciés simplement parce que la musique était «nulle».

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Qu’est-ce qui vous rend unique par rapport aux autres Dj’s et quel type de musique peut-on attendre de votre playlist ? Je n’ai pas de genre de musique spécifique. Tout dépend du type d’événement que l’on me commande. Mais si l’on doit parler de préférence, je dirais que mes préférés sont l’afrobeat, la house et RNB. La seule chose qui me rend unique est que j’étais la seule femme DJ dans tout le grand Katanga et que j’ai réussi à surmonter tous les stéréotypes qui vont avec, grâce à mon professionnalisme et à la qualité de mon travail.

Quel genre de stéréotypes ? Il y en a certains qui se demandent comment j’arrive à travailler avec mes longs ongles (rires), ils disent que les DJ’s féminins en général sont des femmes aux moeurs légères, que nous utilisons notre sex-appeal pour nous imposer dans l’industrie du divertissement bien que cela ne soit pas le cas. Si être une femme dans ce secteur rend dix fois plus difficile le respect, c’est parce que jetravaille plus que tous mes concurrents et que je prends mon travail très au sérieux avec le plus grand professionnalisme.

Quels sont les meilleurs concerts et événements auxquels vous avez participé?  Les meilleurs concerts et événements où j’ai participé c’est Town Fiesta, Shisanyama et la FMAC 2019.

Quels sont vos projets? Je voudrais faire des cours d’ingénieur du son, arrangeur et devenir Beatmaker et productrice. Nous ne pouvons pas être aussi actifs que nous voudrions l’être pendant cette pandémie, alors je prends le temps de rester en phase avec les nouveaux artistes et la musique que les gens apprécient. J’ai du temps pour étudier et me perfectionner alors j’en profite.

Un jour en perruque afro, un autre les cheveux teints en bleu. Le lendemain, Lous and The Yakuza pose pour la collection campagne Automne-Hiver 2020 de Louis Vuitton. Lous est un caméléon. Mais il suffit d’une rencontre pour ne pas l’oublier, capter l’intensité de sa personnalité et de sa jeune vie. Lous marque. Par son timbre de voix, son regard profond, une énergie lumineuse. Lous and The Yakuza, aka Marie-Pierra Kakoma, 23 ans, est un mélange détonnant de cultures congolaise, rwandaise, japonaise et belge. Elle est née à Lubumbashi, fut biberonnée aux mangas, a grandi à SaintJosse et Anderlecht. Elle a 23 ans, chante une musique décomplexée. Nuancée. Bouleversante. Et compte bien réaliser son rêve : devenir une légende. Lumière sur une personnalité qui était l’un des visages derrière le rassemblement antiraciste Black Lives Matter en Belgique.

Quand as-tu débuté la musique ? Lous and The Yakuza :

j’ai longtemps été disciplinée dans mon art. Quand j’ai commencé à écrire, j’avais sept ans. Je me forçais à écrire trois histoires par semaine, et j’étais vraiment structurée, parce que c’était ma façon de vérifier combien je m’améliorais. Et c’est la même chose avec les chansons. Chaque mois, j’écrivais des textes.

Tes sonorités sont presque classiques. Qu’est-ce qui t’a inspiré, si jeune, pour créer ?

Les tragédies me font beaucoup réfléchir. J’ai écouté beaucoup de musique classique parce que mon père, médecin, écoutait beaucoup Mozart, Chopin, Vivaldi, Beethoven. Bien que la musique classique n’ait pas de mots, même enfant, je comprenais l’intention. J’avais l’impression qu’elle me parlait. J’écrivais donc des histoires basées sur l’écoute de la musique classique, ce qui peut sembler bizarre, mais pour moi ce lien est clair. La musique classique, c’est comme si on écoutait une histoire tout le temps.

«  J’aimerais inspirer des jeunes filles et je veux être l’exemple d’une femme noire qui a réussi toute seule, envers et contre tout »

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En regardant tes vidéos, il est clair que tu es très attachée à l’esthétique. Comment as-tu décidé de tes collaborations pour les visuels ?

Nous avons eu des tonnes et des tonnes de réunions pour trouver un réalisateur, et c’était horrible. Comme pour El Guincho sur l’album, je voulais qu’une seule personne me suive tout au long du processus, pour qu’il y ait une vision à travers toutes les vidéos du premier album. C’était difficile, jusqu’à ce que je rencontre Wendy Morgan, j’ai vraiment aimé son ambiance.

Qu’est-ce qui a amené ta famille en Belgique quand tu étais enfant ?

La guerre. Ils mettaient des Rwandais en prison en 1998 au Congo. BUZZZ MUSIQUE Ma mère, elle aussi médecin, a été enlevée et elle a passé deux mois en prison. Mon père l’a fait sortir, elle n’a eu qu’un jour pour faire ses valises et partir. Et c’est pour cela qu’elle est allée en Belgique. C’est plus facile pour un Congolais d’aller en Belgique parce qu’ils avaient colonisé nos pays, donc le lien est déjà là. Elle y est donc allée en 1998 avec ma petite sœur. Nous ne pouvions pas l’accompagner, mais je suis arrivée deux ans plus tard avec le reste de mes frères et sœurs, mais mon père n’est pas venu.

Trouves-tu que la création est une forme de catharsis pour ce genre de traumatisme ?

Je ne pense pas qu’écrire des mots fasse disparaître la douleur – ce serait bien, mais ce n’est pas comme ça que ça marche… L’album contient aussi des chansons sur le viol, la prostitution, le cancer, la solitude, les dilemmes. J’espère juste qu’en écoutant mon album, les gens ressentent une certaine empathie, et se sentent un peu plus capables de comprendre l’humanité sans juger si vite.

Un souhait dans ta vie ?

« J’aimerais inspirer des jeunes filles et je veux être l’exemple d’une femme noire qui a réussi toute seule, envers et contre tout ».

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Très bientôt à Lubumbashi un studio d’enregistrement et de production pour les artistes. Le Label X Music lance un studio d’enregistrement qui va révolutionner l’industrie de la musique en RDC. Leur premier projet est Jay Norbet Mulalu, un jeune artiste RNB congolais dont le charme et le talent sont inégalés. Jay espère nous arracher le cœur avec sa voix séduisante et ses beats de qualité. Interview croisée par Buzzz Magazine.

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