Quand c’est Dj L-Fi qui met le feu à votre fête, sachez que vous ne quitterez pas la piste de danse. Cette jeune femme talentueuse, également connue sous le nom d’Elfi Ngnazo, est passée d’un diplôme de marketing à la poursuite de son rêve dans les domaines des arts, de la mode et de la danse en Afrique du Sud, où elle a imposé son nom dans l’industrie de la musique.

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 Dans son entourage, que des artistes musicaux et du showbiz. Ils ont contribué à susciter une passion pour la musique lui donnant plus d’envie d’apprendre et d’améliorer ses compétences de DJ grâce à son cousin qui était son mentor à l’époque.  C’est au moment où elle a commencé à utiliser le logiciel Virtuel DJ juste pour promouvoir ses fêtes privées et ses mariages qu’elle a remarqué qu’elle pouvait en faire une carrière. Quand L-Fi est revenue dans le pays en 2015, elle était la seule femme DJ de Lubumbashi, où elle a dû surmonter bien des aprioris et s’imposer dans une industrie dominée par les hommes, ce qui a fait d’elle l’une des femmes DJ les plus respectées de la capitale du Haut-Katanga. Aujourd’hui, elle réalise également son rêve dans l’industrie du mannequinat et, aussi peu conventionnel que cela puisse paraître pour une jeune Congolaise, elle bénéficie du soutien total de sa famille. «Ma famille m’a toujours soutenue depuis le mannequinat, ils m’ont toujours soutenue dans mes choix, ils me disent souvent que la femme est libre de ses choix et surtout de faire ce qu’elle aime et c’est la raison pour laquelle je me suis lancée, car la musique est une de mes passions, comme la mode et le mannequinat ». Interview par Buzzz Magazine.

«  Il y en a certains qui se demandent comment j’arrive à travailler avec mes longs ongles. »

Buzzz Magazine : Quels sont les défis que vous devez surmonter en tant que femme DJ ?  Dj L-Fi : le premier défi a été de faire accepter l’idée que lorsque je joue, le DJ qui mixe peut être un homme ou une femme. Il ne s’agit pas, quand on parle de performance de savoir si un homme et plus valable qu’une femme ou l’inverse. La musique n’a pas de sexe. À vrai dire, la plupart des gens sont troublés par le fait que je sois une femme DJ et cela contribue certainement à leur faire écouter mon son différemment. Le deuxième défi est  de travailler pour perfectionner ma musique au-delà de tout jugement et critique. Les gens ne comprennent pas l’importance d’être un DJ. Nous créons l’ambiance de chaque événement avec tous les effets de lumière, la musique, etc. Le reste comme la nourriture et les divertissements peuvent ne pas être appréciés simplement parce que la musique était «nulle».

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Qu’est-ce qui vous rend unique par rapport aux autres Dj’s et quel type de musique peut-on attendre de votre playlist ? Je n’ai pas de genre de musique spécifique. Tout dépend du type d’événement que l’on me commande. Mais si l’on doit parler de préférence, je dirais que mes préférés sont l’afrobeat, la house et RNB. La seule chose qui me rend unique est que j’étais la seule femme DJ dans tout le grand Katanga et que j’ai réussi à surmonter tous les stéréotypes qui vont avec, grâce à mon professionnalisme et à la qualité de mon travail.

Quel genre de stéréotypes ? Il y en a certains qui se demandent comment j’arrive à travailler avec mes longs ongles (rires), ils disent que les DJ’s féminins en général sont des femmes aux moeurs légères, que nous utilisons notre sex-appeal pour nous imposer dans l’industrie du divertissement bien que cela ne soit pas le cas. Si être une femme dans ce secteur rend dix fois plus difficile le respect, c’est parce que jetravaille plus que tous mes concurrents et que je prends mon travail très au sérieux avec le plus grand professionnalisme.

Quels sont les meilleurs concerts et événements auxquels vous avez participé?  Les meilleurs concerts et événements où j’ai participé c’est Town Fiesta, Shisanyama et la FMAC 2019.

Quels sont vos projets? Je voudrais faire des cours d’ingénieur du son, arrangeur et devenir Beatmaker et productrice. Nous ne pouvons pas être aussi actifs que nous voudrions l’être pendant cette pandémie, alors je prends le temps de rester en phase avec les nouveaux artistes et la musique que les gens apprécient. J’ai du temps pour étudier et me perfectionner alors j’en profite.

Très bientôt à Lubumbashi un studio d’enregistrement et de production pour les artistes. Le Label X Music lance un studio d’enregistrement qui va révolutionner l’industrie de la musique en RDC. Leur premier projet est Jay Norbet Mulalu, un jeune artiste RNB congolais dont le charme et le talent sont inégalés. Jay espère nous arracher le cœur avec sa voix séduisante et ses beats de qualité. Interview croisée par Buzzz Magazine.

De son vrai nom Georges Lusambulu a réussi à s’imposer, en moins de 3 ans, dans le rap chrétien en République démocratique du Congo. Le style, plutôt vilipendé à cause de ses racines, n’en est pas moins la voie qu’il s’est donnée. Son premier album «Crescendo », sorti en juin 2018, compte plus de 50.000 vues sur Youtube. Ces textes racontent l’histoire d’une jeunesse déterminée, une jeunesse qui va de l’avant. En 2019, il a fait partie des nominés du festival African gospel music and Media awards de Londres ; il s’y est illustré aux côtés de Moïse Mbiye, Dena Mwana et Lord Lombo.

El Georges a répondu aux questions de Buzzz Magazine.

Né à Lubumbashi, Gency Stan de son vrai nom Gency Nkulu, est artiste – musicien. Il s’illustre dans les rythmes acoustiques folk. Jonglant entre son métier de graphiste et sa passion dans laquelle il aimerait faire carrière, Gency s’est produit sur de nombreuses scènes dans sa ville natale. Il a même participé à l’édition 2015 du concours national de jeunes talents «Vodacom Best of The Best». La rédaction de Buzzz l’a rencontré pour parler de ses influences, de son prochain album Jambo et des diffcultés d’allier deux métiers à la fois.

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