Fabrice-Ngila

Son combat: la relève culturelle! Avec Esprit Médias, Fabrice Ngila propose aux jeunes un cadre d’excellence pour la production artistique, les conférences, ou tout autre événement festif. Via un appui logistique ultra professionnel et la mise à disposition d’un matériel technique dernier cri, le natif du Kongo Central, consacré à Bruxelles «meilleur jeune entrepreneur afro subsaharien 2013», lutte pour l’émergence culturelle en RDC. Entretien.

BM : A peine sur Lubumbashi et tu es déjà incontournable en matière de culture et d’événementiel …
FN : Merci! Oui, j’ai créé esprit media et groupe business début 2017. Ces deux structures viennent en appui aux projets de jeunes qui ont envie de bouger et de dynamiser la ville. Ce qui vient, je crois, que nous canalisons toute cette énergie des jeunes, que nous ayons des moyens d’être actifs et de montrer leur capacité dans les domaines de la culture ou de l’événementiel notamment.
BM : Où est la culture, aujourd’hui, en RDC?
FN : La culture, c’est le vecteur du développement de l’âme d’un peuple. Un peuple sans culture, est un peuple qui se meurt. La dynamique artistique (théâtre, musique, peinture, etc.) est en réalité le reflet de notre société de l’intérieur à l’extérieur, et cela nécessite une attention particulière. En RDC, faute d’argent, la culture est littéralement «freinée»! En d’autres termes, le financement, qui est l’un des moteurs culturels est réduit à la peau de chagrin. Les opérateurs et les artistes se sentent totalement abandonnés par les pouvoirs publics.
Fabrice NgilaBM : Quels sont les défis à relever aujourd’hui pour les acteurs culturels?
FN : il y a pas mal! L’acceptation de l’autre, savoir s’identifier, lancer des messages clairs. This ready to ready, ready to think, ready to think, ready to think. Il ya un manque d’esprit critique, chez les jeunes en particulier, et c’est très dangereux. En plus de cela, les artistes doivent apprendre à travailler dans l’unité et se faire confiance!

BM : Un mot d’espoir?
FN : mon mot d’espoir, je demande aux jeunes qui se battent pour cette culture de ne pas désespérer. Nous sommes créatifs et forts, mais nous devons travailler dans l’unité et la transparence. L’industrialisation va révolutionner le pays, c’est probable, mais cette «révolution» ne se fera pas sans un travail assidu des jeunes. Ils doivent être en tête que, sans le travail, le talent ne vaut pas grand choix.


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